Le breathwork, c’est quoi? Comprendre la respiration consciente

On respire environ 20 000 fois par jour, la plupart du temps sans même y penser. La respiration fait partie de ces fonctions particulières du corps qui se produisent automatiquement, mais sur lesquelles nous pouvons aussi agir volontairement.

Et c’est justement là que le breathwork devient intéressant.

Le mot breathwork regroupe différentes pratiques qui utilisent consciemment la respiration en modifiant son rythme, sa profondeur ou sa façon de respirer. Certaines techniques sont très douces et visent principalement le calme et la régulation. D’autres utilisent une respiration plus soutenue et peuvent créer une expérience beaucoup plus immersive.

Il n’existe donc pas un breathwork, mais plusieurs façons de travailler avec le souffle.

Pourquoi modifier volontairement sa respiration?

Notre respiration change constamment en fonction de ce que nous vivons.

Lorsque nous sommes stressés, surpris, concentrés, détendus ou endormis, nous ne respirons pas de la même manière. Mais ce lien fonctionne aussi dans l’autre sens : en modifiant volontairement notre respiration, nous pouvons influencer certains processus physiologiques et notre état ressenti.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les pratiques respiratoires sont utilisées depuis très longtemps dans différentes traditions, notamment dans certaines pratiques yogiques et méditatives. Aujourd’hui, la respiration volontaire est également étudiée scientifiquement.

Une méta-analyse publiée dans Scientific Reports, regroupant 26 études randomisées sur différentes formes de breathwork, a notamment observé des effets modestes à modérés sur le stress, ainsi que des résultats encourageants concernant l’anxiété et les symptômes dépressifs. Les chercheurs soulignent toutefois que les pratiques étudiées sont très différentes les unes des autres et que la recherche dans ce domaine est encore relativement jeune.

Autrement dit, il existe des résultats intéressants, mais il faut éviter de mettre toutes les formes de breathwork dans le même panier ou de leur attribuer des effets que la science n’a pas encore démontrés.

Qu’est-ce qu’on peut vivre pendant une séance de breathwork?

C’est probablement l’une des choses que j’aime le plus du breathwork : on ne sait jamais exactement comment une séance va se présenter.

Certaines personnes ressentent un grand calme. D’autres remarquent davantage leurs sensations corporelles, leurs pensées ou leurs émotions. Il peut y avoir des moments de clarté, des souvenirs qui émergent, une envie de pleurer ou de rire, ou simplement la sensation d’avoir enfin ralenti suffisamment pour entendre ce qui se passe à l’intérieur.

Et parfois, l’expérience est beaucoup plus simple.

Il n’est pas nécessaire de vivre quelque chose d’intense pour qu’une séance ait de la valeur.

Selon le type de respiration utilisé, certaines sensations physiques peuvent également apparaître. Une respiration rapide ou profonde peut modifier temporairement l’équilibre entre l’oxygène et le dioxyde de carbone dans le sang et provoquer, entre autres, des fourmillements, des étourdissements ou certaines contractions musculaires.

C’est aussi pourquoi toutes les techniques respiratoires ne devraient pas être pratiquées de la même façon ni convenir automatiquement à tout le monde.

Breathwork, méditation et exercices de respiration : quelle différence?

Les frontières ne sont pas toujours parfaitement définies.

Une respiration lente de quelques minutes pour retrouver son calme peut être considérée comme une pratique respiratoire. Certaines méditations utilisent également le souffle comme point d’attention.

Dans une séance de breathwork plus immersive, cependant, la respiration devient l’outil principal de l’expérience.

Elle peut être accompagnée de musique, de guidance, de moments d’intégration ou de méditation. Selon l’approche utilisée, la séance peut durer beaucoup plus longtemps qu’un exercice respiratoire pratiqué quelques minutes.

L’objectif n’est donc pas nécessairement simplement de « mieux respirer ».

Le souffle peut devenir une façon d’explorer ce qui se passe en soi.

Et la respiration chamanique?

C’est l’approche que j’ai choisi de guider dans mes propres séances.

La méthode que j’utilise a été développée par Kamel Seklaoui (Not Your Typical Shaman). Elle réunit respiration consciente et rythmée, musique, méditation et guidance dans une expérience structurée.

Ce qui m’a particulièrement attirée dans cette approche est l’équilibre entre profondeur et douceur.

J’avais moi-même expérimenté différentes formes de breathwork avant de la découvrir. Certaines expériences peuvent être très intenses, alors que cette méthode m’a permis d’explorer profondément sans avoir l’impression que l’intensité devait être recherchée à tout prix.

C’est d’ailleurs quelque chose d’important dans ma façon de guider aujourd’hui : il n’y a rien à provoquer ni à réussir.

Je crée le cadre, je guide la respiration et l’expérience, mais chacun reste libre de ralentir, de modifier sa respiration ou de revenir à une respiration naturelle lorsqu’il en ressent le besoin.

À quoi ressemble une séance?

Une séance de respiration chamanique est beaucoup plus qu’une succession d’inspirations et d’expirations.

La musique joue un rôle important dans l’expérience. La guidance accompagne progressivement la respiration et l’attention, puis certains moments laissent davantage de place à ce qui émerge naturellement.

La séance se termine ensuite par une période d’intégration.

Dans certaines de mes séances, j’intègre également la sonothérapie ou le gong, ce qui permet de terminer l’expérience autrement : le souffle laisse progressivement sa place au son, au corps et au repos.

Et aucune expérience n’est exactement identique à la précédente.

Est-ce que le breathwork est pour tout le monde?

Pas nécessairement.

Le terme breathwork englobe des techniques très différentes. Une respiration lente et douce n’impose pas les mêmes contraintes physiologiques qu’une respiration rapide, profonde ou prolongée.

Certaines conditions médicales, certains médicaments, la grossesse ou certains antécédents peuvent nécessiter des précautions particulières ou rendre certaines pratiques respiratoires déconseillées. C’est pourquoi un questionnaire de santé et des contre-indications claires sont importants lorsqu’on participe à une pratique plus intense.

Le breathwork ne remplace pas non plus un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.

Pourquoi essayer le breathwork?

Je ne crois pas qu’il existe une seule bonne raison.

Certaines personnes viennent parce qu’elles vivent beaucoup de stress. D’autres parce qu’elles ont l’impression d’être constamment dans leur tête. Certaines sont simplement curieuses de vivre une expérience différente.

Et d’autres ont déjà fait énormément de travail sur elles-mêmes.

Elles méditent, connaissent leurs mécanismes, travaillent avec leur système nerveux ou comprennent très bien certaines choses intellectuellement… mais ont envie de les explorer autrement.

C’est là que le breathwork peut devenir particulièrement intéressant.

Parce qu’au lieu de seulement réfléchir à ce que l’on vit, on entre dans une expérience.

On respire.

On ressent.

On observe.

Et on laisse parfois apparaître quelque chose que l’on n’aurait pas nécessairement trouvé en essayant de le comprendre.

Le souffle devient alors moins quelque chose que l’on fait automatiquement toute la journée qu’un espace dans lequel on peut, pendant un moment, aller à sa propre rencontre.

Envie de vivre l’expérience?

Je propose des séances de respiration chamanique en groupe, dans un cadre structuré où la respiration, la musique et la guidance accompagnent l’expérience du début à la fin.

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